Petit lexique constructions maisons bois
A
Autoclave : le bois est un matériau robuste. Mais pour certaines essences plus fragiles destinées à être surexposées aux intempéries (bords de mer…), un traitement autoclave est nécessaire pour renforcer leur résistance. Ce traitement permet également de protéger le bois des attaques d’insectes xylophages ainsi que des champignons.
Le traitement par autoclave consiste à insérer le bois dans un caisson hermétique puis à créer un vide d’air. Ensuite, le bois est imprégné de produit jusqu’à remplissage complet de toutes les cellules du bois. Pour y parvenir, ce procédé est réalisé sous pression.
Ce traitement est parfois nécessaire pour les bois de classe 3 et indispensable pour ceux des classes 4 et 5.
Assurance dommages ouvrages : assurance qui doit être souscrite lors de la construction d'un immeuble par le maître d'ouvrage, qu’il soit particulier ou professionnel. Lors de la vente d’un bien de moins de 10 ans, un justificatif de l’assurance dommages ouvrages sera demandé impérativement par le notaire pour la signature de l’acte authentique.
B
Bardage : lames de bois qui viennent couvrir la façade d’une maison ossature bois ou plus rarement d’une maison en bois massif. Le bardage est implanté horizontalement le plus souvent, avec 3 types de pose possibles : la pose à recouvrement ou en clin, la pose à chevauchement et à embrèvement (emboîtement par rainures et languettes).
c
Clos-couvert : correspond à l’étape de construction d’une maison où après la dalle et les murs porteurs, ont été posés les huisseries extérieures (portes, fenêtres) et le toit. Cette étape est aussi appelée hors d’eau hors d’air.
F
Fuste : tronc d’arbre écorcé mais non raboté qui sert à la construction d’une maison en bois massif.
G
Garantie décennale : assurance de responsabilité civile contractée par un constructeur et qui couvre le client contre tout vice pouvant rendre le bâtiment impropre à sa destination. Cette assurance est obligatoire et ne s'applique qu'aux seuls dommages matériels dans la limite du coût des travaux permettant d’y remédier.
Géothermie : est la chaleur de la terre qui se matérialise par des poches d’eau ou de roche chaudes dans le sol. Des températures moyennes permettent simplement la production de chaleur (chauffage). Les températures élevées qui permettent de générer de la vapeur servent à produire de l’électricité.
Grisonnement (du bois) : effet des ultraviolets et de la pollution qui font perdre au bois sa couleur d’origine sur quelques centièmes de millimètre. Cette modification de teinte n’affecte en rien la résistance de la maison bois dans le temps.
H
Hors d’eau hors d’air : voir clos-couvert
H.Q.E. (haute qualité environnementale) : démarche de construction composée de 14 objectifs à atteindre répartis en 2 catégories :Impact extérieur
- Relation harmonieuse des bâtiments
- Qualité de l'eau
L
Lamellé-collé (bois lamellé-collé) : technique de fabrication qui permet la réalisation de pièces de bois de grandes tailles à partir de lamelles de plus faibles dimensions. Lors du collage, le sens des fibres est alterné pour offrir une plus grande résistance et une meilleure tenue dans le temps. On a très souvent recours aux poutres lamellées-collées pour soutenir les toitures de gymnases, bâtiments industriels ou publics de grandes superficies. De plus en plus, les constructeurs utilisent le lamellé-collé pour construire des murs en bois massif.
M
Madrier : ce terme définit une poutre de bois rabotée et de section rectangulaire qui sert à la construction d’une maison en bois massif.
Mélèze : arbre à croissance lente en provenance de Sibérie ou Pays de l’est. Naturellement imputrescible, le mélèze est souvent utilisé pour la construction des maisons bois particulièrement exposées aux intempéries.
M.O.B. : abréviation de maison ossature bois. Voir ossature bois ci-dessous.
O
O.S.B. : pour oriented trand board – est un panneau constitué de lamelles de bois résineux. Ces fines lamelles sont collées de façon orientée. Un panneau est constitué de deux couches externes dont l’orientation des lamelles est longitudinale et d’une couche centrale à l’orientation perpendiculaire pour une meilleure stabilité. Ces panneaux sont très souvent utilisés pour réaliser les murs de maisons ossature bois.
Ossature bois : technique de construction bois basée sur la fabrication d’un « squelette » fait de poutres de bois porteuses entre lesquelles est placé l’isolant (laine de verre, de roche ou chanvre…). Cette structure est ensuite fermée le plus souvent par du bardage à l’extérieur, parfois par des panneaux recouverts de crépi.
P
Pare-pluie : c’est une toile tissée étanche à l’eau mais qui laisse passer l’air donc « respirer » le mur. Il est utilisé dans les maisons ossature bois, placé entre le panneau de contreventement et les tasseaux servant à fixer le bardage.
Photovoltaïque : procédé qui permet de convertir la lumière en électricité via des cellules à base de silicium. Dans le cadre d’une installation électrique, les cellules puis les panneaux sont reliés entre eux pour accroître la puissance globale. Pour pallier le décalage entre les heures de consommation intensive et celles où le rayonnement offre le meilleur rendement, on a recours à des accumulateurs pour stocker l’électricité et à un régulateur pour éviter les surcharges et les décharges.
Le courant produit étant continu, il est nécessaire, pour alimenter certains appareils qui ne fonctionnent qu’avec un courant alternatif, de le convertir à l’aide d’un onduleur.
Pin sylvestre : résineux très répandu dans les montagnes d’Europe occidentale, en France dans les Alpes, Vosges et Massif Central. Il est employé principalement en charpente.
Poteau-poutre : technique de construction bois qui offre la plus grande liberté architecturale grâce à la mise en œuvre de poutres et poteaux dotés d’une forte capacité de portance. Il est possible alors de réaliser des espaces intérieurs très ouverts aux volumes importants sans nécessité de murs porteurs. Cette technique de construction bois est la seule à permettre la réalisation de larges façades vitrées.
Puit canadien : le puit canadien est un système de chauffage géothermique. Contrairement à un circuit de VMC traditionnel, l’air introduit dans la maison a d’abord circulé dans un conduit enfoui à environ 2m sous le sol. A cette profondeur, la température varie peu, entre 10 et 16°c selon la période de l’année. L’air aspiré est alors plus chaud en hiver ou plus frais en été d’une dizaine de degré. Cette technique permet de réduire sensiblement sa facture de chauffage.
R
Rondin (calibré) : tronc d’arbre raboté qui, contrairement à la fuste, possède le même diamètre sur toute la longueur (minimum de 145 mm selon les règles françaises). Il est employé dans la construction des maisons en bois massif.
T
Tavaillons (bardeaux) : ce sont des petites planchettes de bois utilisées pour la toiture ou le bardage. D’une épaisseur de 0,5cm environ, elles sont disposées à la manière d’ardoises pour assurer l’écoulement de l’eau et fixées à l’aide de pointes.
Toiture végétale (toit vert) : est une toiture étudiée pour l’implantation de végétaux dans le cadre d’une couverture traditionnelle ou l’aménagement d’un espace vert (grands bâtiments). Les avantages sont multiples : isolation thermique et phonique, lutte contre l’effet de serre, baisse de la chaleur ambiante en milieu urbain et surtout plus grande longévité de la toiture liée à une variation de température réduite).